Résultat pour “dieu me déteste”

Publié le 7 Juillet 2014

Dieu me déteste - Hollis Seamon

New York, hôpital Hilltop. Richard Casey aura bientôt 18 ans. Comme tous les adolescents, il voudrait faire la fête, draguer, s envoyer en l air, tomber amoureux, danser, fumer, boire, et tout recommencer.

La différence, c est que Richard sait qu il ne fêtera jamais ses 19 ans. Il est un peu plus pressé que les autres et, pour vivre fort, il lui faut déjouer les pièges de tous ceux qui préféreraient le voir vivre un peu plus longtemps. Heureusement, Richard a de la ressource, du courage et un solide sens de l humour. Alors il va ruer dans les brancards. Et si Dieu le déteste, il est prêt à rendre coup pour coup.

Vous n êtes pas près d oublier Richard Casey, comment il mena une révolution contre le corps médical, se glissa dans les draps de la jolie fille de la 302, réussit une évasion périlleuse avec la complicité d un oncle dysfonctionnel, évita de tomber sous les coups d un père vengeur, et joua finalement son destin au poker, dans un des plus beaux bluffs jamais montés contre
le sort.

Il m'arrive parfois de ressortir d'un bouquin après l'avoir dévoré d'une traite et après avoir oublié que les personnages sont "pure fiction".

Il m'arrive d'avoir le coeur serré, d'être triste de les quitter en sachant que je n'aurai pas de leurs nouvelles, que je saurai pas ce qu'ils deviennent.

Il m'arrive du coup d'être poursuivie par ma lecture au point que là tout d'un coup dans mon quotidien sans raison apparente, je pense à eux, comme si ils avaient réellement traversé ma vie.

Alors Ricahrd, comment vas-tu? Continues-tu à te battre pour ta vie mais aussi pour tes envies? Et la jolie Sylvie? Dites que devenez-vous tous les deux?

Ouvrir ce bouquin, c'est être sûr que votre quotidien ne sera plus jamais pareil. C'est se prendre une belle grosse claque et se dire que somme toute que sont nos tracas quotidiens? C'est plonger dans un monde parallèle où bonheur et malheur se côtoient non stop, mais où même le plus laid peut devenir somptueux. Car le quotidien n'a rien de merveilleux rien , mais il le devient à force de courage et de volonté.

"Dieu me déteste" c'est une revanche sur la vie, la revanche d'un ado dont les jours sont comptés mais qui refuse de les compter parce qu'il a des choses à vivre avant de partir. C'est un texte sensible, vrai qui prend le coeur et les tripes, écrit par la plume d'une maman qui a vécu, qui a vu, et qui partage.

C'est un hymne à la vie, à l'amour, avec la mort comme toile de fond.

C'est un texte que je ne suis pas prête d'oublier, un coup de coeur indéniable, une perle à garder précieusement.

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Rédigé par sophie

Publié dans #ado - young adult

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Publié le 10 Juin 2015

Sans prévenir - Matthew Crow

À 15 ans, Francis Wootton est passionné de vieux films, de musique rock et de lectures romantiques. Mais avant tout, il ne se prend pas au sérieux. Sans prévenir, un jour, la vie bascule. On lui diagnostique une leucémie. À l'hôpital où il entre pour son traitement, il rencontre Ambre, son caractère de chien, son humour féroce, sa vulnérabilité désarmante...Une histoire d'amour extraordinaire.

Une morale à retenir de ce bouquin; n'est pas John Green ou Hollis Seamon qui veut ... Alors que "Nos étoiles contaires" nous a offert une incroyable histoire d'amour qui marquera les coeurs (enfin du moins le mien) à jamais et que "Dieu me déteste" nous à tous juste donné l'envie d'adopter Richard (qui rassurez-vous a une famille), ici j'avoue ne pas avoir été totalement convaincue. Francis tente maladroitement de ressembler à ces héros sans vraiment y parvenir. Entouré d'autres super-battants ils luttent pour leur vie en même temps qu'ils bataillent pour la survie du roman, mais j'avoue que le tout n'est pas réellement convaincant.

Je n'ai pas ressenti de coup de coeur, je n'ai pas été émue au larmes, je n'ai pas senti mes émotions s’effondrer (à ce à tous les niveaux: guimauve, ado attardée, mère, ...), j'ai lu un roman plaisant sans plus. Francis n'est pas crédible, dès le départ je suis retournée lire plusieurs fois la présentation pour m'assurer de son âge (ça collait pas), plusieurs fois je me suis interrogée sur la maman (bon ok on ne sait pas comment on réagirait ...) dont l'aspect stéréotypé est renforcé par la grand-mère (bon oui ok certaines sont des super mamies ok ok ), le frère arrive encore à tirer son épingle du jeu mais n'arrive pas pour autant à relever le niveau.

Bref ... un roman qui s'est laissé lire mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Maintenant posons-nous la bonne question ... est-ce le roman en lui même ou l'effet produit par la lecture préalables des deux bijoux cités plus haut ? Aucune idée, toujours est-il que celui-ci ne m'a pas fait vibrer comme les deux autres et que ce n'est pas celui que je conseillerais en premier.

Merci à Masse Critique et à Scripto pour ce partage, car même si je n'ai pas adhéré il me tardait de le découvrir!

tous les livres sur Babelio.com

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Rédigé par Sophie

Publié dans #ado - young adult, #partenariat

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Publié le 12 Décembre 2013

La parenthèse - Elodie Durand

"La Parenthèse est un témoignage, une bataille contre l'adversité. Le récit d'une mémoire abîmée par le temps et par la maladie..."

C’est avec cette « Parenthèse » que je me suis essayée au style du « roman graphique », l’expérience fut fort plaisante.

Le style est par lui-même une étonnante découverte. Simple et compliqué à la fois, l’intérêt réside dans cette capacité de traiter avec une apparente simplicité des sujets pas forcément légers.

Ce roman relate le combat contre la maladie d’une jeune femme à qui la vie souriait. Jeune , souriante, intelligente, s’envolant tout juste du domicile parental, son monde s’écroule lorsque le diagnostic tombe : elle est atteinte d’une tumeur cérébrale. Au fil des pages, nous suivons son traitement, sa descende aux enfers, ses sentiments, ceux de ses proches, sa reconstruction, tout simplement son évolution. Les mots sont simples et justes. Quant aux dessins : certains n’ont même pas besoin de mots (et d’ailleurs n’en ont pas), ils sont suffisamment parlant que pour refléter les états d’âmes de l’héroïne. L’approche est vraiment intéressante et artistique en ce qui concerne les émotions.

La qualité du coup de crayon est à mettre en évidence de par sa diversité. Tantôt précis et doux, tantôt « gribouillis » et agressif, mais tout a un sens, tout se tient.

Moi qui d’emblée était convaincue de détester parce que j’aime pouvoir imaginer les choses … et bien me voilà fort surprise !

Je retenterai l’expérience du roman graphique alors si vous qui passez par ici avez des titres à conseiller … J

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Rédigé par sophie

Publié dans #graphiques - bd

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Publié le 6 Juin 2015

La fille du train - Paula Hawkins

Vous ne voyagerez plus jamais comme avant... Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Vous attendiez un billet avec un avis précis du genre "j'ai adoré" ou au contraire" j'ai détesté" ? Mauvaise nouvelle, je vais être aussi ambiguë que j'ai pu l'être hier.

La fille du train est pour moi le reflet d'une plume maniée de façon efficace et je vous explique pourquoi.

Je n'ai pas aimé son héroïne ... Je vais même aller jusqu'à dire qu'elle m'a prodigieusement énervée, que j'ai eu envie de la secouer, de la baffer, qu'elle m'a fait soupirer .... bref je ne l'ai pas aimée. La fin, on la voit vite venir (ficelles grosses comme des cordes amarrage, tout ça tout ça ), effaçant tout le suspens du bazar. Et pourquoi l'avoir fini alors ? Justement parce que la plume est maniée de façon efficace ...

Parce que malgré ses défauts, le roman se lit, les pages se tournent et on se surprend à lire le mot "fin". Et c'est là que je me dis que cette plume, elle en veut. Parce que oui avouez que pour tenir le lecteur en haleine malgré ces gros défauts, cela relève du talent! J'ai soupiré, râlé, j'ai ressoupiré, re râlé, encore et encore, et pourtant je l'ai fini et même apprécié.

Alors bon oui ce n'est pas le thriller de la décennie (toute façon trouvera-t-on un jour un thriller aussi efficace que "reflex" ? ), oui il est bourré de défauts, oui et encore oui il a su m'exaspérer. Mais oui, également oui il a sur me garder et m'emmener au bout de son histoire (et au final n'est-ce pas ce que l'on demande à un bon bouquin?). De plus, il faut aussi se l'avouer, l'histoire a son côté original et angoissant ce qui rend le tout plus sympathique.

Alors au final j'adhère, je ne regrette pas de l'avoir lu, mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Vous voulez de l'avis plus précis ? J'ai ce qu'il vous faut entre celle qui a adoré ( la fée lit ) et celle qui a détesté ( ce que Marguerite lit ).

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Rédigé par Sophie

Publié dans #polar - thriller

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Publié le 15 Novembre 2013

Certaines n'avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka

Coup double pour cette lecture qui s'inscrit d'une part dans le challenge américain de Noctambul et d'autre part dans ce nouveau mois du challenge de Julie (0 à 9) vu sa publication en 2012.

"Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un choeur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d'internement - l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais exis
té."

L'accroche nous parle d'un "choeur" et elle ne ment pas. Je me suis trouvée face à un style d'écriture surprenant, désarçonnant, mais fortement efficace émotionnellement parlant.

Certains chapitres ressemblent à des listes, une énonciation de faits. Cela peut paraître brutal mais en cela ne fait que livrer une réalité passée sans en rajouter, t sans en enlever, oui vraiment une pure énonciation. Pourtant on ne se lasse pas, on se laisse emporter par les pages le coeur serré par l'écrit qui est livré.

Pourtant, je partais d'emblée sur un mauvais sentiment : je déteste lorsque le titre du livre se trouve être une phrase des premières lignes .... (en même temps c'est un texte traduit me direz-vous de façon très juste).

Vraiment, cette lecture fut un moment poignant, une plongée dans une des faces sombres de l'humain, un texte qui fait réfléchir sur certaines valeurs.

Apres ce bon et émouvant moment lecture, j'ai envie de remercier les "amis lecteurs" des différents groupes, les un peu farfelus qui nous sortent des challenges "improbables" sans lesquels nous ne nous intéresserions peut-être pas à certains écrits. En effet, si je ne connais pas ce genre de personnes, ce genre d'échange, je n'aurais sans doute jamais approché ce bouquin et serait passée à coté d'une bonne lecture.

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Rédigé par sophie

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Publié le 27 Décembre 2013

La sélection - Kiera Cass

"Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras... Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés..."

Autant être directe: j'ai détesté et n'ouvrirai pas le tome 2.

Le roman s'adresse à un public d'ado et l'auteure est jeune (ben quoi? elle a mon âge!) certes. Mais ma première impression fut "misère j'ai l'impression de lire "Barbie à l'école des princesses" (et sachez que du coup j'ai la chanson de ce magnifique cartoon en tête). Oui j'avoue j'ai gardé de graves séquelles de ce film d'animation (atroce, absolument atroce ... je devrais punir ma fille de nous avoir infligé ça), mais je suis désolée, l'intrigue de ce roman ne vaut pas mieux. De plus, l'expression "cousu de fil blanc" ne s'applique même pas à cet ouvrage, c'est pire encore!

Maintenant c'est une question de style parce que si vous aimez le style "Miss Amérique fait un cross over avec Barbie princesse le tout agrémenté d'un soupçon de Loft story", vous y trouverez votre compte. Moi je n'ai pas du tout aimé. En même temps, le résumé n'était guère prometteur pour moi, ma curiosité l'a emporté, c'est fini c'est passé et c'est pas dommage.

Par contre je pense que toute jeune fille adepte de princesse qui a toujours sa barbie dans son tiroir et qui rêve de paillette pourrait y trouver son compte ... Mince en fait, je suis peut-être trop vieille et blasée ?

Bon pour moi quoiqu'il en soit, un moment livre à oublier mais qui m'a au moins permis de descendre ma pal d'un tome.

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Rédigé par sophie

Publié dans #ado - young adult

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Publié le 29 Mars 2014

35 kilos d'espoir - Anna Gavalda

"Grégoire est renvoyé de son collège, et son grand-père, qu'il adore, refuse de le consoler. "D'accord, j'ai compris. Je ne suis pas complètement crétin, quand même. Je voudrais bien travailler ; mais l'ennui, c'est que je n'y arrive pas. Tout ce qui se passe à l'école, c'est comme si c'était du chinois pour moi. Ça rentre par une oreille et ça ressort de l'autre." Grégoire déteste l'école si fort, qu'en sixième, il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu'il aime, son refuge, c'est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler. Quand Grégoire est renvoyé du collège, Léon est furieux, cette fois. Il renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. Il est peut-être temps pour Grégoire d'accepter de grandir.."

Petit roman jeunesse vite lu (et très vite lu si on tient compte du fait qu'il est bien écrit).

35 kilos d'espoir, c'est un petit condensé de notions qui me parlent et qui m'ont fait penser à mon quotidien sur le terrain.

35 kilos d'espoir, c'est le récit d'un jeune ado qui doit grandir et qui est en décrochage, qui ne trouve pas de sens à l'école (oui là je regarde mes documents de boulot j'avoue) parce que ce qu'il veut, c'est travailler, c'est avoir du concret et non avaler des notions théoriques.

35 kilos d'espoir c'est le combat d'un élève au banc de touche contre lui-même pour ne pas y rester, c'est retrouver confiance en un système qui semblait si repoussant et si inintéressant.

35 kilos d'espoir c'est la vie d'un ado qui trouve du réconfort auprès de la forte personnalité de son grand-père, sorte de déclencheur dans le processus de ré-ancrage scolaire.

Un superbe petit roman à mettre dans beaucoup de mains, tant des élèves que des enseignants, un très bon petit roman même si .... je n'ai pu que penser boulot du coup!

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Rédigé par sophie

Publié dans #romans pour les plus jeunes

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Publié le 1 Avril 2014

Les domestiques - M.  Marshall Smith

"Vous croyez aux miracles? Mark n'y croit pas. Il a onze ans et trouve sa vie sinistre. Il a dû quitter Londres pour aller vivre dans une ville grise et froide, sur la côte. Sa mère, autrefois si enjouée, est toujours trop fatiguée pour sortir. Et il déteste son nouveau beau-père, qui fait tout pour le contrarier et l'empêcher de s'amuser. Mark se sent seul et s'ennuie à mourir. Jusqu'à ce qu'il rencontre la vieille dame qui loge en dessous de chez lui. Elle lui offre du thé, des biscuits, un peu de réconfort... et la clé d'un monde ancien et secret où s'affairent d'étranges domestiques. Mark n'imagine pas à quel point cette rencontre va changer sa vie..."

Premier sentiment concernant ce bouquin: il y a eu comme qui dirait une erreur de casting ...

Collection terreur qu'ils avaient dit ... ah bon ? Dès le départ, je savais que je lisais tout sauf un bouquin terreur, j'avais limite l'impression de lire un roman jeunesse, et j'avoue que cela m'a fortement dérangée. Pourquoi? Parce que je fonctionne comme un gosse: si on m'annonce quelque chose, et bien j'aime que la dite chose se produise.

Passée au delà de ce qui m'ennuie fortement, j'ai tout de même prix beaucoup de plaisir à lire ce court roman qui m'a un peu donné l'impression d'avoir des faux airs d'une modernisation de "Finding Neverland", l'aspect féerique en moins. Au fil des quelques 160 pages, nous pouvons voir le jeune Mark grandir, par la force des choses liées à la situation familiale qui est la sienne, aidé de cette vieille dame détenant la clé d'une porte menant vers un monde passé. Au cours de ces quelques pages, nous suivons, le coeur noué le parcours de David, nouvel époux d'Yvonne, la maman qui se bat contre la maladie; tous deux formant un couple soudé et attachant

Fable des temps modernes, "Les domestiques" est un excellent roman parlant de vie et de mort (dans tous les sens du terme que vous voudrez). C'est aussi un bouquin attachant, mais certainement pas un bouquin "terreur". Et ce qui est dommage, c'est que la lecture est biaisée par cette erreur de catégorisation, j'imagine que beaucoup ont du laisser tomber en cours de route et passer ainsi à coté d'un si beau moment.

Suivez également l'avis du Lecteur de l'ombre qui m'a fait découvrir ce roman.

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Rédigé par sophie

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Publié le 12 Avril 2014

L'instant précis où les destins s'entremêlent - Angélique Barbérat

"Une tache rouge sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman, morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans… Pour survivre, Kyle se jette à coeur perdu dans la musique, que sa mère aimait tant. Vingt ans après, devenu leader d’un groupe de rock, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur.
Coryn, elle, a grandi dans une banlieue sans charme. À dix-sept ans, elle tombe dans les bras de Jack Brannigan, qui fou amoureux l’épouse, mais, jaloux et violent, l’enferme dans une prison dorée, « Parce que tu m’appartiens… »
Comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ? Pourtant, à l’instant précis où les destins s’entremêlent, chacun d’eux sait que sa vie ne sera plus jamais l
a même."

Ce roman démarre sur le drame de la violence conjugale: un enfant de 5 ans découvre sa maman décédée sous les coups de son père. A partir de là démarre un récit traitant de cette violence, du silence des victimes, d'amour et de ce qui lui donne sens, d'espoir, de rêve, le tout se rassemblant sous la bannière de la résilience.

Découpé en petits chapitres, ce roman se lit facilement d'une traite. Une plume sensible mais qui peut se faire violence sert l'histoire en lui donnant une intensité qui fait vibrer, aimer, détester, rêver, pleurer. Lire ce bouquin, c'est passer par diverses émotions qui se chevauchent, mais c'est aussi accepter de se laisser promener par le destin qui joue un rôle essentiel dans cette histoire (et le destin on y croit ou on y croit pas). On serait tenté de se dire que certaines coïncidences de l'histoire sont trop énormes pour que la sauce prenne, et pourtant il n'en est rien, tant celles-ci sont amenées de façon intelligentes .Autre force de ce roman, arriver à doser subtilement les mots que pour éviter de tomber dans le gratuitement mélodramatique (le risque étant d'en faire "trop") mais en arrivant pourtant à faire passer la gravité à faire passer au moment voulu de façon juste et sincère.

J'ai pris énormément de plaisir à suivre les histoires de Coryn et de Kyle, à voir leurs destins s'entremêler et ce jusqu’à l'ultime rebondissement, l'ultime révélation. Car oui, à aucun moment le récit ne essouffle, jusqu'au point final le lecteur est happé par l'histoire sans pouvoir la poser.

Merci aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat qui m'a permis de passer un moment plus qu'agréable me rappelant les meilleurs récits de Gavalda en étant un cran au dessus dans l'exploitation des sentiments et des émotions.

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Rédigé par sophie

Publié dans #litté dite blanche

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Publié le 21 Juin 2014

Entre mes mains le bonheur se faufile - A. Martin-Lugand

Depuis l enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n ont toujours vu dans ses ambitions qu un caprice : les chiffons, ce n est pas « convenable ». Et Iris, la mort dans l âme, s est résignée.
Aujourd hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
Portrait d une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libé
rer.

Voilà une petite lecture légère et agréable permettant de passer un bon moment sans prise de tête, de quoi déconnecter l'espace de quelques heures avec ce roman entre les mains. Sur fond de "tous les rêves sont permis, il suffit d'y croire et de se bouger", ce livre se veut comme étant le récit de la "renaissance" d'une femme qui décide du jour au lendemain de quitter sa routine pour vivre sa passion, pour se libérer de son quotidien, mais dont le parcours parfait en apparence sera également source de souffrances.

que de travail depuis son premier roman! Autant j'ai détesté "Les gens heureux lisent et boivent du café", autant celui-ci je l'ai apprécié. Bien sûr ça reste très léger, assez fleur bleue et parfois cliché mais c'est agréable à lire. La plume de l'auteure est toute légère presque naïve et fait de son roman un récit plein de bons sentiments et d'espoir. J'ai bien du me l'avouer, les pages se sont tournées toutes seules parce que mine de rien on s'attache à cette femme et à son histoire, on a envie de suivre son entrée dans ce monde superficiel où elle se sent pousser des ailes (mais où elle les brûle aussi), on a envie ... de lire.

J'ai pris du plaisir à suivre cette héroïne, à la "regarder" se battre pour réaliser ses rêve. Parfois, le récit manque de naturel, c'est "trop gros", mais ça reste agréable telle une bonne lecture de vacances toute en fraîcheur et en simplicité au bord d'une piscine (ou entre deux piles de rapports, de correction). Merci aux Editions Michel Lafon pour ce partenariat aux allures de pause légère et agréable dans une période de rush intense!

Le hic? J'ai envie de ressortir ma machine à coudre et je ne serai sans doute pas la seule!

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Rédigé par sophie

Publié dans #partenariat, #litté dite blanche

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