Délicieuses pourritures - Joyce Carol Oates

Publié le 2 Octobre 2013

Délicieuses pourritures - Joyce Carol Oates

Ceci marque mon arrivée dans le challenge de Noctambul consacré à la littérature U.S.

" Des larmes me piquaient les yeux. Pas les larmes provoquées parle coup de téléphone de ma mère, la veille, mais les larmes de bonheur de mon rêve. Car la voix de mon professeur Andre Harrow était la voix même de mon rêve, sans aucun doute possible. Tu seras aimée, Gillian. Je prendrai soin de toi. "
Un campus féminin, dans la Nouvelle-Angleterre des années 1970. Gillian Bauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, tombe amoureuse de son charismatique professeur de littérature, Andre Harrow. Celui-ci a décidé de faire écrire et partager en classe à ses élèves leur journal intime. Et gloire à celle qui offrira son intimité en pâture ! Anorexie, pyromanie, comportements suicidaires... un drame se noue. En son centre, l'épouse du professeur, énigmatique sculptrice qui collectionne la laide
ur."

Le ton est donné par le résumé ... bienvenue dans le glauque.

Ce roman bien que court est dense, très dense .... et quelque part, heureusement qu'il est court, plus long aurait été dérangeant.

Le récit est écrit de telle façon que l'on ne peut qu'éprouver un malaise: glauque, malsain, provocateur, de quoi se "sentir mal". Mais, et là est toute la force de l'auteur , elle arrive a doser justement ce qu'elle veut faire passer pour déranger sans pour autant vous pousser à vous sentir mal au point de refermer le livre.

L'histoire quant à elle est une délicieuse plongée au coeur d'une jeunesse qui se cherche, qui veut plaire à n'importe quel prix, et qui s'égare .... Belle matière à réflexion,bonne base de questionnement!

En résumé, nous sommes bel et bien face à une délicieuse petite pourriture justement dosée tant dans la longueur que dans ce qu'elle veut faire passer, et ça c'est tout bonnement ce qu'il me faut pour passer un bon moment lecture.

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
C'est un des premiers Oates que j'ai lu et depuis j'adore cette auteure (même si parfois certains titres ne me plaisent pas) !
Répondre
S
ooups ce com etait pour noctembule ;)
S
pour ? je suis pas le sens de ton com ;)
N
Il ne faut pas être déprimé alors.
Répondre
A
Non, Noctembule : il ne vaut mieux pas être déprimée quand tu lis du Oates car elle est sans complaisance, elle décrit la réalité dans toute sa vérité, sans l'enjoliver. C'est souvent dur, dérangeant mais tellement juste !<br /> Encore un autre à noter ^^ Merci, Sophie !
L
Merci pour cet article, ça me donne quand même envie de me frotter à ce livre. Je n'ai jamais lu de livres de cet auteur et il serait peut-être temps!
Répondre
S
merci pour ton commentaire <br /> j avoue je ne connaissais pas et l'ai découverte via un autre blogeuse ;)