Et je serai toujours avec toi - Armel Job

Publié le 16 Mai 2016

Et je serai toujours avec toi - Armel Job

Automne 1995. Victime d'un incident mécanique, un homme vient demander de l'aide dans la maison la plus proche. Teresa, la jeune veuve et catholique fervente qui lui donne asile le temps de faire réparer son véhicule, se convainc très vite que cet homme lui est, en réalité, envoyé par Dieu en réponse à la promesse de son défunt mari. " Et je serai toujours avec toi " n'est-elle pas l'épitaphe que ce dernier a demandé que l'on grave sur sa tombe ?
Tadeusz et André, les fils de Teresa, âgés tous deux d'une vingtaine d'années, voient pour leur part d'un mauvais oeil l'irruption de cet inconnu qui vient troubler le deuil familial. Un fait divers tragique ne va pas tarder à révéler que celui qui se dit réfugié croate n'est pas tout à fait celui qu'il prétend être.
..

Je m'en veux. Je m'en veux terriblement d'avoir mis tant de temps à vous parler de ce bouquin qui pourtant m'a passionnée. Si bien que là comme ça sans détour, sans effet, j'annonce la couleur: "Coup de coeur de l'année clap 4ème!".

Quand petit et gros travers croisent bon sentiments et faux semblants, cela nous donne un roman bien de chez nous à la plume incisive qui met subtilement en avant ce qu'il y a de plus "terrible" chez l'humain en nous renvoyant parfois nous aussi face à nos propres défauts. Oui une fois de plus, Armel Job nous livre un roman se passant dans nos régions, où les personnages sont face à eux-même. Des masques tomberont au fur et à mesure que des liens se noueront, des consciences seront questionnées au fur et à mesure que les sentiments seront déversés, et tous devront avancer en faisant la part des choses.

Comme à chaque lecture d'un roman de cet auteur, au delà de l'histoire travaillée de telle façon qu'il est impossible de lâcher le bouquin, se posent les questions rituelles:

- et si c'était moi ?

- qu'aurais-je fait?

- que penser?

- ...

Oui parce que voilà ce que j'aime dans la plume impressionnante qu'est celle de Monsieur Job, sa capacité à nous conter une histoire passionnante et foisonnante en nous mettant face à nos propres questionnements, en nous mettant sans cesse face à nous même, face à notre condition d'humain bien pensant. Et ça marche, bon sang comme c'est efficace. La cerise sur le gâteau? Comme d'habitude la fin. Une fin dont l'auteur a le secret, une de celles qui vient bouleverser acteurs et lecteurs, une de celles qui vient comme le coup de grâce vous faire refermer le bouquin avec 150 questions morales qui vous poursuivront quelques temps.

Quel moment passé avec Teresa et ses fils. Quel moment passé dans cette ambiance feutrée et étouffante de part le poids des secrets. Quels cas de conscience qui viennent nous retourner au plus profond de nous même.

Mon seul regret? Cest déjà fini et il faudra attendre pour lire le prochain.

Rédigé par Sophie

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