Appelez-moi Lorca Horowitz - Anne Plantagenet

Publié le 2 Février 2016

Appelez-moi Lorca Horowitz - Anne Plantagenet

« Je voulais comprendre comment Lorca Horowitz avait mis en place son plan d’anéantissement sans éveiller le moindre soupçon, et avait osé monter une à une, sans jamais reculer ni même hésiter, les marches qui la menaient droit à son crime. Je voulais comprendre pourquoi elle l’avait fait. Mais surtout en quoi cela me concernait, me touchait. Qu’avais-je à voir là-dedans ? »

Entre la couverture, le pitch, et l'auteure inconnue à mes yeux de lectrice ( oui oui je sais elle est portant très connue), il n'en fallait pas plus pour attiser ma curiosité. Aussi je me suis laissée embarquer dans la découverte de l'histoire de Lorca Horowitz (alias une manipulatrice hors pair qui mena à leur perte un couple d'architecte et leur société).

Après vient la question de savoir si j'ai aimé ou non cette lecture. Et là je vous répondrai (attention amis de la précision fuyez): oui mais à moitié.

En effet, je vais vous parler de mon ressenti en scindant le récit en deux parties. L'auteure en effet a choisi de construire son roman en alternant les chapitres "intrigues" et les chapitres "réflexifs".

Parlons tout d'abord de l'intrigue: un petit bijou. Un récit précis et vénéneux à souhait (n'ayons pas peur des mots de toute façon vous aurez très vite compris à la lecture que "l'héroïne" n'est pas toute nette). C'est sombre à sa façon, un joyau de manipulation et de noirceur mené par une figure à la fois forte / brisée / déterminée à assouvir son dessein le plus noir. Bien construit, avec une plume au service de la conspiration élaborée par Lorca, vraiment une très belle réussite que j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre. Et heureusement! Parce que sinon je ne serais pas arrivée à finir ma lecture (je vous l'avais bien dit que ça allait se gâter).

Voici donc ce que je nomme le second récit, celui qui revient un chapitre sur deux, celui qui est l'exemple même du mécanisme d'auto-fiction bien présent dans la littérature française et ça ... j'aime pas. Ou du moins si je peux aimer si cela est fait dans des proportions qui servent réellement le récit (comme Foenkinos dans son si poignant "Charlotte" oui oui vous allez me parler de Beigbeder mais lui je lui pardonne tout). Et ici non. Non vraiment pour moi cela n'apporte rien au récit si ce n'est des pages en plus et des états d'âmes de l'auteure. Et j'avoue ces pages ont gâché mon plaisir au point de me dire "allez 3 pages de torture avant de retourner dans le venin de Lorca".

Une lecture en demi-teinte en ce qui me concerne. Oui je parle encore de ma petite personne, mais tout simplement parce que le style de l'auteure plait à beau nombre de lecteurs qui ne manqueront pas de trouver l'ensemble superbe. Moi je me suis à moitié régalée et je remercie Babelio et les éditions Stock pour cette découverte.

Rédigé par Sophie

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