Un printemps 76 - Vincent Duluc

Publié le 27 Janvier 2016

Un printemps 76 - Vincent Duluc

« Grandir dans ma province avec Saint-Étienne juste à côté, en 1976, c’était habiter Naples au pied du Vésuve, c’était savoir que le coeur de l’univers avait soudain été déplacé, qu’il se rapprochait de nous mais sans nous inclure, et c’est pour cela que l’on se levait, pour voyager, franchir la frontière et ressentir l’appartenance au monde.
Là-bas, juste à côté, Saint-Étienne avait les Verts, la ville avait cette fièvre, un pays venu prendre son pouls, et sous ses yeux la classe ouvrière mourait en chantant “Qui c’est les plus forts ?”.
»

-Maman tu lis quoi?

-Un livre ...

-Ca parle de quoi ?

- De foot ...

-Hein ? Quoi? (regards médusés apeurés révoltés)

-Ben ouais

-Mais maman ...

-Oh c'est bon y a pas que le rugby dans la vie

-Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Voilà c'était ma tranche de vie familiale et en plus j'en ai lu les dernières pages hier lors de l'entrainement des accrocs du ballon ovale (si ça c'est pas de la provo ^^).

"Un printemps 76" est un roman axé sur la nostalgie, parce que c'est bien connu: c'était quand même mieux avant (je te parle d'un temps dont les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ... maintenant chante avec moi toute la journée ;) ). Un roman au texte dense et serré qui se déroule et qui nous parle de cette période où tout était mieux, où tous étaient derrière les verts où ... où de toute façon se déroule tout le récit de se bouquin.

Ca sent le vieux mégot, les troisième mi-temps endiablées et la vignette panini à plein nez. Ca sent les regrets d'un temps révolu que l'on aimerait connaître ou revivre au choix. Ca sent toute la sincérité qui coule de la plume de l'auteur du début à la fin du récit.

Oui mais moi je suis une fille (ne criez pas au féminisme je me cherche juste une excuse) et j'ai eu un peu de mal à entrer dedans, vraiment. Peut-être parce que à un moment j'en aurais voulu plus? Que l'on se détache un peu du ballon rond (oui je sais c'était alors se détacher du sujet du livre), que l'on creuse plus en profondeur cette époque ( oui oui on se détachait aussi).

Un moment en demi teinte du coup en ce qui me concerne. Mais n'allez surtout pas remettre en cause la plume de Mr Duluc! Si je ne me suis pas entièrement plongée dedans, c'est surtout de part l'aspect trop sportif et non à cause de la qualité d'écriture.

Merci aux éditions Stock et à Net Galley pour la découverte d'un autre genre pour moi ;)

Rédigé par Sophie

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