Block 46 - Johana GUSTAWSSON

Publié le 5 Novembre 2015

Block 46 - Johana GUSTAWSSON

Falkenberg. Suède. Le commissaire Bergström retrouve le cadavre nu et gelé d'une femme aux abords de la plage d'Olofsbo. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps sauvagement mutilés ont été abandonnés dans les bois d'Hampstead, au nord de la ville. Ils présentent les mêmes mutilations que la victime suédoise : trachée arrachée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Etrange serial killer, qui change de type de proie et de lieu de chasse... Pourrait-il s'agir d'un tandem de sociopathes ?

I did it! Moi aussi j'ai lu le thriller dont tout le monde parle!

Block 46 est LE thriller qui déferle un peu partout traînant derrière lui son lot de louanges et de critiques enthousiastes. Ajoutez sa parution chez l'un de mes éditeurs chouchou, je devais y jeter un oeil voire les deux (et vous viserez que sans le vouloir j'ai fait dans l'allusion pourrie vu le pitch).

Ce roman, je l'ai commencé un soir, "juste pour voir", juste quelques pages. Juste quelques pages et je l'ai refermé ... après la dernière, pile à l'heure de la première tétée du main (visez la synchro de ma vie palpitante). Je me suis retrouvée dans un récit passé/présent mêlant suspens et horreur absolue (surtout quand les hormones du post partum s'en mêlent) et embarquant ses lecteurs dans le monde "des auteurs de thrillers à considérer comme de grands malades" (terme affectueux désignant les experts de l'atrocité qui vous glacent en quelques lignes et qui vous poursuivent jusqu'au point final). Vous savez à quoi j'ai comparé le récit sur le coup? A une essoreuse littéraire. Plus d'une fois je me suis dit "pouah c'est gros je vois le truc venir" plus d'une fois je me suis trompée ... Parfois pour un détail, parfois pour une direction entière. Et du coup? Et du coup je me suis à chaque fois replongée dedans pour savoir, prise d'une boulimie de pages, de mots, d'indices, prise de l'envie frénétique de connaître le pourquoi du comment.

Un coup de coeur ? Et bien non et c'est là que je vais faire mon petit canard noir qui ne suis pas le mouvement général. Si je me suis accrochée à ce point, c'est bien pour la qualité de l'intrigue et non pour le caractère addictif de la plume en elle-même. En effet, le récit souffre de défauts qui m'ont quelque peu ennuyée (bon ok qui m'ont fait allègrement soupirer). Un exemple? Lire plusieurs fois sur le récit que les gants en latex sont bleus (remplissage !!), ainsi que d'autres détails dont on se fout éperdument dans la mesure où ils n'apportent rien au récit (mais quand je dis rien ... c'est rien d'ailleurs je le redis: remplissage !!). Ajoutons quelques phrases imparfaites (dans le sens ayant une tournure ... bizarre), et nous sommes face à un récit imparfait qui aurait pu l'être avec une relecture supplémentaire au niveau édito. Mais vous savez quoi? Au final ce n'est pas grave parce que le récit aussi imparfait soit-il a déjà tout ce qu'il faut pour tenir ses lecteurs en haleine, et après tout c'est un premier roman, celui des premières armes dans la jungle. Alors moi j'adhère et j'attends le suivant car assurément, Johana Gustawsson a une place à se faire et un nom à inscrire au milieu des grands malades du genre, de ceux qui pour paraphraser le grand Chattam "aiment Halloween car c'est le jour où tout le monde voit le monde comme eux le voient toute l'année".

Bon maintenant il va falloir patienter pour le roman suivant et savoir si cette jeune auteure arrivera à se maintenir et surtout à gommer ses petits défauts!

Rédigé par Sophie

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