L'unité - Ninni Holmqvist

Publié le 16 Juillet 2015

L'unité - Ninni Holmqvist

Parce qu’elle vient d’avoir 50 ans et qu’elle est célibataire, Dorrit est devenue « superflue » et, à ce titre, doit rejoindre l’Unité. Un appartement lumineux et confortable, agrémenté de micros et de caméras de surveillance, lui a été réservé. Un écran de télévision, mais pas de téléphone ni Internet pour communiquer avec l’extérieur… En plus d’être logés, les résidents sont nourris, bénéficient de soins médicaux et peuvent consacrer leur temps au loisir de leur choix. Les nouveaux arrivants sont chaleureusement accueillis… avant d’être affectés à des groupes d’expérimentations médicales humaines. Le corps de Dorrit ne lui appartient plus : à chaque instant on peut lui prélever un organe au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et qui sont encore « utiles ». Tout est prévu dans le moindre détail. Sauf une rencontre qui va tout changer.

A la vue du pitch et de certains billets, ma première réaction fut "yahouuuuu une dystopie où la société est une fois de plus partie en sucette et où on rattrape les dégâts comme on peut". Bref je bondissais, poussais des triples youpie et m'attendait à passer un bon bon bon moment.

Mais non ! Une fois de plus mon ami Oldelaf est venu hanter mon psyché en chantonnant dans mon oreille "J'm'ennuie j'me sens tout chose ... J'm'ennuie je m'ankylose".

Parce que oui je me suis ennuyée et pas un peu.

Il ne se passe rien, ou du moins rien de transcendant. On ne sait presque rien, pas de contexte sociétal vraiment posé si ce n'est le coup du "ils sont vieux, pas de descendance, ils servent à rien". Bon oui à la limite une réflexion sur la notion de valeur de la vie et sur certaines questions éthiques (on parle quand même de recyclage de pièces détachées humaines comme on le fait dans une casse automobile). Les personnages? Pas moyens de m'y attacher. Pourtant leur histoire est tragique et j'étais donc sensée ressentir un minimum d'empathie, mais non tout ce que ça a évoqué en moi c'est le refrain de cette chanson stupide venant de je ne sais plus quel film stupide d'Aldo Maccione (amis de la culture bonjour). Et hop allez autant en rire voilà la vidéo:

A un moment ça tente de rebondir. Je dis bien ça tente mais vous avez déjà tenté vous de jouer au squash avec une raquette trouée? De marquer un but avec un ballon dégonflé? Ben c'est le même effet ça rate et ça fait plaf.

Le plus regrettable? C'est que le fond était là pour en faire une dystopie passionnante, mais la forme... Pas moyen de se laisser entraîner, des incohérences (si je cite je spoile et spoiler c'est mal), des soupirs à n'en plus finir. Je ne voyais pas le bout des quelques 300 pages et ai fini par considérer le roman comme un boulet qu'il me fallait traîner jusqu'à la prochaine lecture. Si bien que ? Si bien que j'ai fait ce que mes principes détestent faire: le survoler pour ne pas regretter de ne pas connaître la fin.

Bon au suivant!

Promis le prochain billet sera positif, il m'a juste fallu un peu de temps pour intégrer le roman dont je vous parlerai prochainement!

Rédigé par Sophie

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