Une semaine de vacances - Christine Angot

Publié le 16 Avril 2015

Une semaine de vacances - Christine Angot

Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l’instant et le mouvement.
Ce n’est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l’élément déclencheur, peu importe de le savoir.
On s’aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d’agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l’angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s’en servir pour recouvrir et voiler.
C’est comme si l’écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l’on voie et compr
enne.

Pourquoi avoir ouvert ce bouquin? Car il est arrivé dans la conversation hier avec Sophie au moment où l'on s'y attendait le moins. Du coup le "nan mais tiens lis la première page" s'est transformée, sous le coup de l'horreur, en lecture intégrale du roman (en même temps 50 pages c'est très vite expédié).

Vous voyez toutes ces émotions qui ne peuvent être évacuées dont parle le pitch ci-dessus? Je vais être honnête avec vous, je n'en ai ressentie aucune par contre l'envie de vomir elle, elle est toujours présente bien qu'ayant terminé le roman hier soir.

Ah certes, on ne peut retirer cela à l'auteur, elle fait ressentir quelque chose pas de doute là dessus ... mais pas ce que j'attends d'un bouquin (je vous rappelle que pour moi lecture = évasion ...). Là en vrac, j'ai ressenti:

- une envie de vomir

- du dégoût

- de la haine et de la révolte

- des envies de meurtres

- ...

Une lecture traumatisante mais pas dans le sens positif du terme. Si bien que je me suis même demandée comment cela a pu atterrir dans le catalogue Flammarion.

Alors âmes sensibles, coeurs de parents, ou simplement humains, passez votre chemin ... J'ai voulu m'y aventurer et je le regrette amèrement, je ne sais pas si j'arriverai à oublier un jour cette lecture et ça me désole. Car ce que l'histoire ne dit pas, c'est qu'à aucun moment on ne signale dans la quatrième que ce bouquin peut heurter les sensibilités .... Quand un des pires crimes humains vous est balancé à la tête de façon crue ....

Rédigé par Sophie

Publié dans #litté dite blanche

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