La petite reine de Bahia - Alejandro Reyes

Publié le 13 Décembre 2014

La petite reine de Bahia - Alejandro Reyes

À tout juste dix ans, Maria Aparecida est d'une beauté rare, et il émane d'elle une joie de vivre contagieuse qui séduit tous ceux qui la rencontrent. Après la mort de sa mère, elle déménage à Bahia pour gagner sa vie en vendant des cacahuètes et en cirant des chaussures.
Un jour, elle fait la connaissance de Betinho, jeune homosexuel à peine plus âgé qu'elle. Lui aussi a été sacrément cabossé par la vie. Il sera le frère, l'ami, l'allié de la petite fille. Le jour où un flic véreux décide que Maria Aparecida est en âge de se prostituer pour des touristes étrangers, les deux gamins décident de s'enfuir
.
Magnifique mélodrame inspiré d'une histoire vraie, La petite reine de Bahia est le récit âpre et dur d'une amitié indestructible qui éclot au milieu du chaos. Maria et Betinho, ces oubliés de la vie qui transitent dans les bas-fonds de Salvador, incarnent ce Brésil mystérieux, sensuel, misérable et insouciant à la fois.

Il est dur de mettre des mots sur cette lecture. Très dur.

Pourtant je savais où je mettais les pieds! En effet, pioché dans ma pal par ma binomette, elle m'avait prévenue, magnifique mais dur. D'ailleurs, allez lire sa chronique: clic

Alors je vais tenter d'exprimer quelque chose de constructif, mais je dis bien tenter car ce bouquin m'a remuée au plus profond de moi-même.

Le sujet est ce qu'il est, la quatrième de couverture parle d'elle-même. C'est sombre, glauque, et malheureusement le reflet de ce qui se passe un peu partout dans le monde même si nous tentons de fermer les yeux. Le sujet c'est celui de l'enfance brisée et de l'innocence volée. C'est la vie de mômes qui ont du grandir plus vite que prévu et affronter la violence adulte.

Le sujet fait mal, très mal ... et mon coeur de maman en a pris un sacré coup ... il a eu mal, très mal.

Et pourtant? Et pourtant ça se lit et s'apprécie. Le coeur au bord des lèvres et l'estomac tout tordu, j'ai pourtant pu apprécier ce roman où percent quand même des notes d'humanité. Comment c'est possible me direz-vous? Tout simplement parce que l'auteur a une plume magnifique qui veut avant tout mettre en avant le positif, l'espoir et la lumière même quand tout semble perdu. Parce que sa plume est naturelle, qu'elle raconte les faits simplement sans chercher à faire dans l'effet de style. Parce que tout simplement sa plume tente (et réussi) de rendre une forme d'humanité et de douceur dans un contexte où tout semble aller à l'inverse de ces deux mots.

Une très belle lecture aussi déchirante soit-elle. Je ne serais pas allée de moi-même vers ce bouquin, mais je suis contente qu'il ait été posé sur ma route.

Rédigé par Sophie

Publié dans #litté dite blanche

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Delphine-Olympe 13/12/2014 09:09

Merci pour ce commentaire, Sophie. Je n'avais pas entendu parler de ce livre, qui est sans doute une lecture percutante.

sophie 13/12/2014 09:11

:)