Juste une fois - Alexandre Jardin

Publié le 25 Octobre 2014

Juste une fois - Alexandre Jardin

A trois heures de son mariage new-yorkais, César dévisage la sœur cadette de celle qu’il s’apprête à épouser et comprend que c’est elle, la femme de sa vie.
« Puisque notre histoire n’est pas possible, j’aimerais que nous nous aimions... juste une fois dans notre vie, lui propose-t-il. Pour n’avoir aucun regret. Choisis le moment Hannah. Et je ferai comme si je n’avais rien dit. J’attendrai. »
Quinze ans plus tard, ils se retrouvent au bord d’un lac québécois, à trois semaines du mariage d’Hannah. Sera-t-elle fidèle à sa parole ou à ses souvenirs ?
Veuf, César est guéri de tout romantisme. Revenue de ses rêveries, Hannah a renoncé au sentimentalisme. Peut-on croire encore à la passion quand on a cessé d’y
croire ?

Voici donc le moment où je vais faire un article qui va me crever le coeur .... je vais "dire du mal" du nouveau roman de mon auteur chouchou ...

Alexandre Jardin est une de mes plumes préférées. Mon premier coup de coeur littéraire, c'était avec "Le Zèbre", et l'expérience devait se renouveller avec "Le petit sauvage" et le superbe "Fanfan". Alexandre Jardin est pour moi le romantique par excellence, l'auteur qui a su me faire pousser des soupirs de midinette en versant des larmes d'émotions sur des histoires d'amour fantasques et colorées avec leurs cotés drôles.

Et puis il est parti dans une autre direction dénonçant ça et là sa famille et ses travers ( "Le Zubial", "Des gens très bien", ...), mais en le faisant de façon réussie même si certains n'ont pas adhéré.

Et puis , mercredi, au détour d'un rayon de la librairie je vois cette jolie couverture appelant les grands espaces, je vois cette phrase "Alexandre Jardin revient au roman d'amour fou", je frétille comme une idiote, glousse, et m'offre le précieux qu'il me tarde d'ouvrir.

Et là ? Amère et cruelle déception ... et les mots sont faibles ...

Des passages longs pour lesquels je me pose encore la question de leur utilité. Des passages niais parce que oui bon ça parle romance et amour "fou" mais faut pas abuser non plus. Mais ces deux points ne sont pas les pires (je vous l'ai dit j'ai vraiment été déçue).

Les dialogues typiquement québécois (tabernacle!) viennent casser le tout ... ben oui ça a freiné mon imagination surtout quand je dois aller me lire certaines notes de bas de page en cours de dialogue .. Passe encore ... Mais quand en plus vous devez subir des allusions de l'auteur à sa petite personne et à sa petite carrière sous forme de moquerie, c'est juste pompant .... Mais qu'est ce que c'est que cette tendance à vouloir à tout prix ramener sa petite personne dans ses ouvrages ? En plus de cette façon ... comme pour faire preuve d'une fausse modestie en se singeant soi-même (façon de procéder qui au passage, à mes yeux, se moque des fans qui se sont précipité à un moment où l'autre pour lire ce qu'il qualifie de ridicule).

Non franchement je n'ai pas accroché à cette histoire qui était pourtant pleine de promesses ... Je n'ai pas retrouvé mon grand romantique fantasque préféré. Oui vraiment le petit sauvage qui n'est qu'un fou n'est plus, le grain de folie douce amoureuse n'y est plus, et les personnages n'ont plus leur naturel touchant et désarmant.

Et ça me crève le coeur d'écrire ça parce que ceux qui me connaissent savent que cet auteur je l'aime d'un amour fou, une vraie groupie .... mais la groupie est déçue et attendra donc le prochain en espérant retrouver la plume caractéristique digne des grands Jardin, digne de redonner vie à des passionnés qui veulent vivre des passions folles. Rendez-nous Gaspard sauvage, Mademoiselle Liberté et autres personnages qui nous ont fait rêver ...

et voilà qui me rapproche doucement des 3 % de la rentrée

Juste une fois - Alexandre Jardin

Rédigé par Sophie

Publié dans #litté dite blanche, #romance

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