Les amandes vertes - Delphine et Anaële Hermans

Publié le 13 Septembre 2014

Les amandes vertes - Delphine et Anaële Hermans

Au printemps 2008, Anaële Hermans quitte la Belgique pour s'installer à Bethléem. Elle part y travailler comme volontaire auprès de jeunes Palestiniens. Pendant ce séjour, elle échange de nombreuses lettres avec sa soeur, Delphine, restée à Liège. Les deux soeurs se disent complémentaires : Anaële aime raconter des histoires, et Delphine dessine. Douze lettres composent cet album, au long duquel nous suivons Anaële de check-point en mariages, sur les plages d'Israël et sous les miradors, explorant ces deux mondes si proches et si lointains. Un témoignage intime, atypique et rafraîchissant.

Un graphique bien sympathique, vite lu, mais (parce qu'il fallait un mais ...) avec une petite impression de déjà vu. Pourquoi? Parce qu'il y a de cela quelques mois j'ai lu les "Chroniques de Jérusalem" qui avait su plus me toucher.

Les dessins sont rafraîchissants et simples, très agréables à l'oeil. Les textes sont du même acabit. Mais pourtant, je ne fus pas 100% séduite. Trop vite expédié, pas assez en profondeur, pas assez détaillé, des "intrigues" assez vites diluées. Et pourtant, lors d'une correspondance entre deux soeurs, il doit s'en passer des histoires non ?

Là où Delisle allait plus en profondeur (et avec humour) fournissant au passage des explications sur sa vision des soucis remuant la terre sainte, les deux jeunes auteures ne font que brosser un tableau de surface des sentiments de "l'expatriée", mais vraiment de surface ...

Ce roman graphique a été primé, sans doute pour l'audace du sujet, sans doute pour cette vision de l'expatriation, sans doute aussi pour son coup de crayon. Cependant, pour moi, il ne reste qu'un agréable traitement de surface n'également pas les chroniques de Guy Delisle. En même temps me direz-vous, ça tombe bien on ne leur demandait pas de "copier". Et c'est vrai, mais je déplore le caractère trop superficiel de la bd dont les auteures avaient toutes les clés en mains pour nous faire 100 pages de plus, plus fouillées, plus dans les intrigues, plus dans le reflet du quotidien dans la bande de Gaza ...

Un bon moment cependant, mais qui laisse sur sa faim ...

Rédigé par Sophie

Publié dans #graphiques - bd

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jerome 15/09/2014 13:01

Si tu es restée sur ta faim, je vais faire l'impasse.

sophie 15/09/2014 13:28

par contre je me demande comment il est perçu si on a pas lu l'ouvrage de delisle avant :)