L'année des volcans - François-Guilllaume Lorrain

Publié le 18 Août 2014

L'année des volcans - François-Guilllaume Lorrain

Rome, 1949. L'une des plus scandaleuses histoires d'amour du cinéma voit le jour, la liaison entre Roberto Rossellini et Ingrid Bergman. Une passion qui déclenche une étrange guerre cinématographique: alors que Rossellini filme Ingrid Bergman dans Stromboli, au même moment, sur l'île d'à côté, Anna Magnani, la maîtresse trahie de Rossellini, réplique en tournant Vulcano sous la direction de Dieterle: deux scénarios voisins, deux tournages chaotiques, deux actrices face à face. Ce roman, plein de bruit et de fureur, fait magistralement revivre le cinéma et le climat d'après-guerre. François-Guillaume Lorrain, en approchant le mystère de trois monstres sacrés, met en scène le désir de liberté et la beauté de ceux qui risquent tout pour rester eux-mêmes.

Après la lecture du très beau premier chapitre présentant Ingrid Bergman en actrice passionnée cherchant à (re)devenir une icône passionnante, et faisant subtilement référence à de grands classiques, j'étais sûre d'une chose: la lecture serait belle, fluide, et profonde.

Sur fond de cinéma d'après-guerre, la plume de l'auteur nous conte cette histoire d'amoureux du septième art, et de passions tumultueuses. Passion, extravagance, audace et exubérance étant les maîtres mots de ce roman, nous ne pouvions que nous trouver face à des émotions et des sensations exacerbées allant de jeux de séduction en trahison, de décadence en explosion au sommet, de recherche de perfection en échec rebondissant.

Et les événements s'enchaînent, voire se déchaînent, tout coule de plume aisément si bien que le lecteur ressent le travail de recherche de l'auteur de part la sensation de témoignage, de récit de vie.

La réalité (presque) romancée de cette histoire d'amour qui a fait scandale ne peut qu'emporter le lecteur loin dans l'univers cinématographique et euphorique des personnages.

Ce récit est une réussite pure et simple ponctué de si jolies phrases dont celle qui m'a le plus interpellée:

"La fin d'une histoire d'amour, c'est une liste de choses qu'on accomplira plus ensemble"

 

Et juste pour le plaisir, je ne résiste pas ... je vous ajoute la scène finale du magistral "Casablanca"

 

Rédigé par Sophie

Publié dans #litté dite blanche

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sophie 19/08/2014 11:33

normal de l'apprécier elle est si .... <3

eimelle 19/08/2014 11:30

une lecture que j'avais bcp appréciée également!

delphine-Olympe 18/08/2014 14:12

Un livre que j'ai A-DO-RE !!!