Virgin suicides - Jeffrey Eugenides

Publié le 3 Juillet 2014

Virgin suicides - Jeffrey Eugenides

Jeunes, belles et fragiles, les cinq filles Lisbon se suicident en l'espace d'une année. Difficile de comprendre ce qui se passe derrière les murs de la villa familiale: un quotidien étouffant, une mère plus sévère que les autres, une folie contagieuse... Des garçons du quartier, effrayés et fascinés, observent les filles s'effondrer une à une. Devenus adultes, ils s'interrogent encore.

"Virgin suicides", pour moi c'était le splendide film de Sofia Coppola au casting étourdissant:

L'envie me tarraudait de découvrir le roman, ce qui est maintenant chose faite et ce qui a eu pour résultat non pas d'éclipser le film mais bien de lui donner une autre dimension.

Oppressant, étouffant, malsain, noir, comme autant de cris de détresse, et pourtant émouvant. Emouvant et terriblement addictif. Le récit est lourd et pas vraiment aéré, mais il embarque pour un voyage au fin fond de la folie humaine et du mal être adolescent dans toutes leurs extrémités et dans toutes leurs dérives.

Ce roman est magistral tant il fait passer ce qu'il a à faire passer: l'estomac se noue de tristesse, la révolte intérieure gronde, des sourires face à de furtifs moments de bonheur (mais furtifs entendons-nous), l'incompréhension s'installe, ... Assise face à des hommes s'interrogeant toujours sur ce qui a pu se passer dans les murs de la maison Lisbon, je me suis laissée embarquée dans leurs souvenirs, leurs questionnements, leurs sentiments.

Que s'est-il réellement passée dans cette maison familiale?

Qu'est ce qui a pu se passer pour pousser les 5 soeurs au suicide?

Quel était le contexte familial?

Telle une photographie d'une époque ou tout et son contraire sont permis, ce bouquin nous offre une plongée asphyxiante au sein d'un drame.

Et pourtant rien ne va dans l'exces ... à aucun moment je ne me suis sentie dégoutée de ma lecture. Au contraire, j'étais prise dedans, je ne pouvais pas la lacher (ne me demandez pas combien d'heures de sommeil au compteur je prends un joker ...). Acide, piquant là où ça fait mal, dérangeant ou plutôt percutant, un magnifique roman servi par une excellente plume se voulant comme étant le miroir de ces destins brisés.

Superbe roman ...

Rédigé par sophie

Publié dans #litté dite blanche

Repost 0
Commenter cet article

Cajou 04/07/2014 18:24

Je l'ai dans ma PAL + j'avais adoré le film + depuis le temps, j'ai oublié le film + ton billet qui donne super envie = je le sors de la PAL durant ces vacances, c'est décidé !

sophie 04/07/2014 18:26

ah! pour une fois que la tentation n'est pas dans le sens inverse .... m en vais faire une croix au calendrier tiens ;)

Delphine-Olympe 03/07/2014 21:24

Je me souviens avoir vu le film tiré de ce roman à sa sortie... il me semble que je l'avais trouvé un peu long... Sans doute le livre est-il plus convaincant à te lire. Mais j'avoue n'avoir pas non plus été pleinement emballée par le dernier livre d'Eugenides, Le roman du mariage... L'as-tu lu ?

delphine-Olympe 04/07/2014 21:42

Exactement, un peu longuet...

sophie 04/07/2014 07:17

non je ne l'ai pas encore lu ;) (par contre j ai le souvenir d avoir entendu qu il etait un peu longuet )

jerome 03/07/2014 13:42

Un auteur que je veux découvrir depuis longtemps. Ton billet est sacrément tentateur en plus !

sophie 03/07/2014 14:01

:D

Scarlett Julie 03/07/2014 11:30

Je suis comme toi depuis des années, j'ai tellement adoré que je n'ose pas m'attaquer au roman. Ton billet pourrait bien me faire d'avis :)

sophie 03/07/2014 11:41

julie sache que le film a bien respecté le roman :) mais que le roman reste tout de même magistral

Corine Jamar 03/07/2014 09:28

C'est un livre magnifique que j'ai lu à sa sortie, à l'époque. J'emporte avec moi en vacances son dernier : Le roman du mariage :)

sophie 03/07/2014 11:41

pas encore lu :)