Le garde, le poète et le prisonnier - Lee Jung-Myung

Publié le 6 Mai 2014

Le garde, le poète et le prisonnier - Lee Jung-Myung

"Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Un meurtre atroce a eu lieu : celui du gardien-chef, Sugiyama, un homme réputé pour sa cruauté bestiale. Le soldat Watanabe, toute jeune recrue japonaise, est chargé de trouver le coupable, mais à peine a-t-il commencé les interrogatoires qu’un détenu influent, un Coréen communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne croit pas à sa culpabilité et décide de poursuivre ses investigations malgré les ordres de sa hiérarchie. À mesure qu’il reconstitue les derniers mois du gardien-chef, il va découvrir ce qui se passe réellement dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants : un prisonnier prêt à tout pour creuser son chemin vers la liberté, un directeur dont la cupidité ne connaît pas de limites, et l’étrange relation qui s’est nouée entre la brute Sugiyama et Yun Dong-ju, un jeune poète coréen. Alors que la guerre fait rage au-dehors et que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en œuvre pour protéger Yun Dong-ju, dont les vers sont si purs qu’ils brisent le plus dur des cœurs. Mais il devra affronter un complot bien plus vaste que l’enceinte de la prison… À la fois thriller historique, huis clos et hommage au poète Yun Dong-ju, qui trouva la mort à Fukuoka à l’âge de vingt-sept ans, Le Garde, le Poète et le Prisonnier est un plaidoyer passionné pour la littérature et son pouvoir de rédemption."

Sentiment étrange que celui ressenti avec cette lecture ... ne pas accrocher et avoir pourtant l'envie irrésistible de tourner les pages et de finir.

Je vais commencer par le pourquoi je n'ai pas accroché .... parce que pour moi (et j'insiste sur le pour moi s'il vous plait) c'est lent. Par contre, à côté de cela, je l'ai trouvé tellement bien écrit. A la lecture, j'ai vraiment eu l'impression de sentir un certain calme et une certaine sagesse liée à la culture asiatique. Et, aussi bizarre que cela puisse paraître, le ton choisi par la plume est apaisant. Oui oui, malgré les thèmes dramatiques abordés, se dégage un sentiment d’apaisement invitant à se poser à réfléchir, à méditer sur ce que l'on lit.

Si ça n'a pas collé entre le roman et moi, c'est une pure question de style. Prenez-le dans le sens "le style de lecture que j'affectionne" et non dans le sens "style de l'auteur" car vraiment il a une très belle plume, mais pas une de celles qui sont capables de me scotcher littéralement.

Je remercie les éditions Lafon pour la double découverte, celle de ce roman, et celle de l'expérience vécue avec ce bouquin. Car vraiment, ce fut un sentiment bizarre mais diablement intéressant. Que tous ceux qui aiment la littérature asiatique foncent sur cette perle du genre!

Rédigé par sophie

Publié dans #partenariat, #litté dite blanche

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argali 06/05/2014 19:41

J'ai aussi trouvé quelques longueurs mais cela m'a semblé secondaire par rapport au plaisir que je prenais à ma lecture. Une belle découverte pour moi aussi.

sophie 06/05/2014 20:07

je ne suis même pas sûre de pouvoir parler de longueur ..... je pense juste que ce côté de la littérature ne me convient pas , mais jolie découverte pour qui aime la plume asiatique!