Dans le ventre des mères - Marin Ledun

Publié le 29 Mars 2014

Dans le ventre des mères - Marin Ledun

"Une explosion anéantit un village ardéchois. Dans un décor apocalyptique, les sauveteurs exhument un charnier. Les cadavres, véritables cobayes humains, ont subi des mutations génétiques. Une femme, Laure Dahan, apparaît dans les décombres. Mais ses jours sont comptés. Sa seule obsession : mettre à l'abri sa fille avant qu'il ne soit trop tard. Pour cela, elle est prête à tout et n'hésite pas à semer la désolation sur son passage. Une course-poursuite s'engage à travers l'Europe entre Laure et Vincent Auger, le commandant en charge de l'enquête. Dans un monde où s'effritent les frontières entre le bien et le mal, il devra choisir son camp."

Je ne suis pas vraiment emballée par ce roman, sans pour autant être déçue.

Dès de le début, nous sommes plongés dans un climat teinté d'angoisse et de désolation faisant démarrer l'intriguer sur les chapeaux de roues en lui donnant des airs de très bon "pages turner". Dès lors, une seule option possible: courir au fil des pages derrières Laure Dahan poussée par une envie irrésistible de savoir le pourquoi du comment et surtout, de savoir vers où on va.

Intrigue originale, plume efficace, tout y est pour faire de ce roman un excellent thriller.

Oui mais pourquoi ne suis-je pas vraiment emballée me direz-vous? Tout simplement parce que j'ai trouvé que les personnages manquaient de profondeur. Un travail remarquable est fait par l'auteur sur le coté thriller et sur l'aspect des décors. Par contre, j'ai trouvé les personnages pas assez travaillés à mon goût. Exemple: Vincent, chef de file de l'action mine de rien ... A coté de l'intrigue qui est la nôtre, ce flic a une vie privée qui joue un rôle dans l'histoire (si bien que j'ai vu venir l'épilogue) mais pas assez creusée que pour être crédible. Deux options étaient possibles pour moi: ne pas en parler et seulement y faire allusion quand on en avait besoin pour amener l'épilogue, ou alors creuser plus la partie émotionnelle pour rendre cet homme plus profond, plus attachant (et donnant ainsi une autre dimension). Aucune des deux n'est exploitée, sa femme est présente tout le long et de façon fort peu intéressante à la mode remplissage. Pareil pour Laure Dahan, l'héroïne du bouquin méritait (à mes yeux entendons-nous) d'être plus travaillée psychologiquement parlant, ce qui aurait donné plus de cachet à son personnage, la rendre attachante aurait été un plus non négligeable, mais là aussi ce n'est pas vraiment abouti pour moi.

Conclusion: une excellent plume noire et apocalyptique sert ce bon roman dont la fin est un reflet de la société (qui fait peur) malgré un épilogue moyen. Mais cette plume serait tellement mieux avec un soupçon de psychologie et de profondeur dans le travail de ses personnages. J'ai certes passé un bon moment, mais il aurait pu être meilleur.

Rédigé par sophie

Publié dans #polar - thriller

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gruz 29/03/2014 07:47

verre à moitié plein ou moitié vide ;-). Je n'ai pas lu celui-ci (même si je l'ai acheté...), mais je me lancerai bientôt dans son dernier.
Je suis comme toi, l'aspect psychologique des personnages est primordial pour moi

sophie 29/03/2014 07:49

plus plein que vide mais il manque clairement quelque chose au niveau des personnages .... ce qui est dommage parce que le reste est diablement efficace :)