Le premier vrai mensonge - Marina Mander

Publié le 5 Février 2014

Le premier vrai mensonge - Marina Mander

"Italie, de nos jours. Agé d’une dizaine d’années, Luca vit seul avec sa mère et son chat Blu. Son père s’est "dissipé dans le brouillard" juste après sa naissance. Un matin, sa mère ne se réveille pas. Affolé à l’idée qu’on puisse l’envoyer dans un orphelinat, le petit garçon décide de taire sa mort et de continuer à mener une vie en apparence normale. Pendant de longs jours, Luca se lève, se lave, donne à manger au chat, va à l’école, fait ses devoirs et prépare ses repas. C’est son premier vrai mensonge. Son histoire est si bien ficelée qu’il finit par se convaincre qu’il n’est pas orphelin. Mais dans l’appartement, le cadavre est bien là pour témoigner de la réalité."

Ce bouquin, je m'étais arrêtée dessus à sa sortie. Ensuite, j'ai lu le meilleur comme le pire à son sujet et ai donc mis du temps avant de l'ouvrir. Une fois ouvert .. déception. Je ressens un manque cruel de naturel qui ne sert pas le roman. Je me suis accrochée en me disant "allez à chaque fois qu'un bouquin est basé sur le fait d'un enfant qui raconte tu as du mal au début" , mais rien à faire.

Faire raconter une histoire d'adulte par un enfant est un exercice périlleux et pourtant certains s'y sont risqués avec brio : Gille Paris (que j'ai chroniqué hier pour son pays des kangourous), Emma Donoghue (Room). Ici nous sommes (à mes yeux) loin de ce brio .... Ou alors c'est du à l'effet "après le pays des kangourous"?

Je n'en sais rien mais toujours est-il que je n'ai pas vibré, que je n'ai pas été prise aux tripes par ce petit Luca, parce que pur moi, il n'était pas réel et ne pouvait donc pas me toucher.

Une déception donc, mais en même temps il en faut bien de temps à autre ... je ne l'ai pas, comme me le promettait la quatrième de couverture, dévoré d'une traite en apnée, je n'ai pas ressenti de frissons, tant pis !

Rédigé par sophie

Publié dans #litté dite blanche

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