La mort en face - Cody McFadyen

Publié le 14 Février 2014

La mort en face - Cody McFadyen

M'étant courageusement remise du traumatisme de "Shadowman", moi grande téméraire, j'ai passé quelques nuits blanches sur ce thriller comme on les aime (de ceux qui vous font pousser des cris bizarres, des gloussements étranges, et qui vous coupent de toute vie sociale pour connaître la suite).

"Sarah, seize ans, un pistolet sur la tempe, menace de se suicider si l'agent Smoky Barrett ne vient pas lui parler. A côté d'elle gisent dans le sang les cadavres éventrés de sa famille adoptive. Traumatisée par les meurtres de sa fille et de son mari, Smoky avait décidé de prendre du recul, peut-être même de quitter le FBI. Elle va pourtant répondre à l'appel désespéré de Sarah : celle-ci se dit persécutée depuis dix ans par un serial killer qui assassine tous ses proches, selon des scénarios toujours plus pervers et plus effrayants. Psychopathe méthodique et implacable, celui qu'elle appelle « l'Etranger » s'acharne sur ses victimes avec une violence inouïe. Maître dans la douleur, il a fait subir d'atroces souffrances physiques et morales à toutes les personnes qu'elle aimait. Plus que sa proie, il voit en Sarah son chef-d'oeuvre. L'oeuvre de toute une vie. Toute une vie d'horreurs..."

Que dire ... à part brrrr ?

Ça commence doucement, sur une décision de Smoky d en découdre avec son passé. Entre souvenirs dramatiques et volonté d’aller de l’avant, on pourrait se dire que l’auteur « s’est calmé » au niveau hémoglobine depuis « shadowman » : NON! En effet, cette parenthèse sentimentale se poursuit sur un coup de fil, vient le crime, fidèle à lui-même : dégoulinant et effrayant. Nous voilà dans le vif du sujet, c'est parti pour une enquête au bout de la folie humaine (soyons honnêtes: une enquêtes comme on les aime), deux histoires vont à présent s'entremêler avec brio.

L'histoire parallèle, clé du dénouement des crimes est rédigée de façon à vous figer sur place. Le journal de Sarah est écrit avec une précision à faire peur. Je me suis sentie oppressée, incapable de poser durant certains passages, littéralement terrorisée et pétrifiée sur place.

Ce second volume des aventures de Smoky joue plus sur les sentiments des personnages que le premier. En pleine reconstruction, l'agent spéciale se retrouve une fois de plus plongée au bout de l'horreur et poussée au bout d'elle-même. L'écriture est simplement prenante, il est rare que je ressente physiquement les effets d'un roman, je me suis vraiment sentie étouffée, avoir peur, ...

Les descriptions sont intelligentes, elle ne se basent pas sur des litres d'hémoglobines rependus sur la moquette mais sur la façon dont les personnages ressentent les événements, ce qui donne un cachet supérieur au bouquin.

Un peu de guimauve à la fin, mais en même temps la guimauve fait partie du cheminement de l'héroïne. Par contre un événement final un seul, m'a fait éclater de rire (un de ces rires ironiques face au ridicule) en laissant échapper un "mais enfin!" mais pas de panique, ça n'enlève rien à la qualité du roman.

Un trait bon thriller que je trouve un poil au dessus du premier tome de part le fait que les personnages me semblent ici plus travaillés dans leurs sentiments une fois livrés face à eux-même.

Rédigé par sophie

Publié dans #polar - thriller

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