Confiteor - Jaume Cabré

Publié le 31 Décembre 2013

Confiteor - Jaume Cabré

" Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu d une mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. D un côté : l itinéraire d un enfant sans amour et l affliction d un adulte sans dieu, de l autre : l histoire du Mal souverain. Confiteor (en latin : je confesse) est une véritable cathédrale profane."

Je me demande si avec ce bouquin je n’atteins pas les 3% de la rentrée ? Enfin la question n'est pas là, à l'occasion je ferai le compte.

Confiteor a été décrit comme un véritable chef-d'oeuvre par beaux nombre de critiques que ce soit dans la presse ou sur les blogs.

J'ai envie de nuancer ... Un chef-d'oeuvre, ah oui sans aucune hésitation. Mais j'y ajoute un mais (qui en fin de compte, entendons-nous n'est pas forcément négatif). Le roman est ficelé d'une plume de maître. Emouvant, prenant, ou simplement touchant, tout y est, impossible de ne pas se laisser emporter, le ton est tellement juste que même le Storioni en devient un personnage à part entière, oui le violon a une vie et un rôle non négligeable.

Venons-en maintenant au "mais". Livrer un roman de ce volume était prendre le risque de tomber dans la longueur inutile, et ça il n'en est rien. Par contre une chose m'a profondément ennuyée: le nombre de personnage. Ils sont nombreux, très nombreux à intervenir dans cette histoire, si bien qu'il est facile de s'y perdre. J'ai failli le laisser tomber plus d'une fois, parce que revenir en arrière, me rappeler "qui c'est encore celui là", est quelque chose qui peut fortement me déranger. Et je ne l'ai pas fait. Pourquoi? Simplement parce que ce bouquin est véritablement un chef-d'oeuvre, une vie livrée avec pudeur dans une explosion sentimentale. Le genre de bouquin pour lequel on peut aisément pardonner beau nombre de choses tellement au delà des désagréments il reste un monument à ne pas manquer.

J'ai mis du temps à l'ouvrir, du temps à accepter le fait qu'il soit "complexe", et pourtant un jour j'y retournerai.

Il n'est pas un coup de coeur pour moi , car le nombre d'intervenants m'a vraiment dérangée et empêchée de plonger pleinement, et pourtant tous ont leur place. Mais Confiteor est sans conteste un très grand roman à côté duquel il est dommage de passer, cela vaut vraiment la peine de s'accrocher.

Rédigé par sophie

Publié dans #litté dite blanche

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La Pyrénéenne 17/05/2014 09:55

Merci pour ce billet qui m'est très utile : j'ai ce roman sur ma PAL depuis un moment mais il me fait un peu peur... maintenent, je sais à quoi m'en tenir !

Cajou 31/12/2013 10:04

Bon, ce sera vraiment pour plus tard, car mon cerveau n'est pas apte à jongler avec trop de persos pour l'instant !