Billie - Anna Gavalda

Publié le 14 Octobre 2013

Billie - Anna Gavalda

Encore une lecture pour le challenge de la rentrée !

"Franck, il s'appelle Franck parce que sa mère et sa grand-mère adoraient Frank Alamo (Biche, oh ma biche, Da doo ron ron, Allô Maillot 38-37 et tout ça) (si, si, ça existe...) et moi, je m'appelle Billie parce que ma mère était jolie de Michael Jackson (Billie Jean is not my lover / She's just a girl etc.). Autant dire qu'on ne partait pas avec les mêmes marraines dans la vie et qu'on n'était pas programmés pour se fréquenter un jour...

Non seulement Franck et Billie n'étaient pas programmés pour fredonner les mêmes refrains, mais en plus, ils avaient tout ce qu'il faut en magasin pour se farcir une bonne grosse vie de merde bien ficelée dans la misère - misère physique, misère morale et misère intellectuelle. Vraiment tout. Et puis voilà qu'un beau jour (leur premier), ils se rencontrent.
Ils se rencontrent grâce à la pièce On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset. Billie a été tirée au sort pour jouer Camille et Franck, Perdican.

A un moment, dans cette scène qu'ils doivent apprendre par coeur et déclamer devant les autres élèves de leur classe, Camille lance à Franck : Lève la tête, Perdican ! et à un autre, un peu plus loin, Perdican finit par avouer à Billie : Que tu es belle, Camille, lorsque tes yeux s'animent ! eh bien voilà, tout est là et tout est dit : ce livre ne raconte rien d'autre qu'une immense histoire d'amour entre deux vilains petits canards, lesquels, à force de s'obliger mutuellement à lever la tête et à se rappeler l'un l'autre qu'ils sont beaux, finissent par devenir de grands cygnes majestueux.
En fait, on dirait du Cyrulnik, mais en moins raffiné. Là où Boris aurait employé les mots «gouffre» ou «résilience», Billie, quand elle est heureuse, lâche en ricanant : Et tac. Encore niquêe, la vie.

Bah... À chacun, ses
maux et sa façon de les écrire..."

Que dire .... si ce n'est que nous sommes loin , voire à des années lumière du si beau "Ensemble c'est tout" et encore plus loin du très court mais néanmoins si intense "Je l'aimais".

Billie jure comme un charretier et bon sang que ça m'a dérangée! Oui ok on parle d'une "fille des Morilles" mais à ce point même le mot "cliché" serait grotesque. Et c'est dommage parce que l'histoire en soi (bien que un peu trop dans la trame "conte où les méchants sont méchants et les gentils gagnent") est intéressante ( et d'ailleurs avec le recul pas mal de ressemblance avec de célèbres contes en fait) mais bon sang que c'est mal écrit, que son langage est déplaisant, et que la fin est attendue et plate.

Je n'irai pas jusqu'à parler de mauvais moment, je ne suis pas sûre de signer ma rupture avec l'auteure, mais bon sang ... madame Gavalda, qu'il serait bon de retrouver la fraîcheur de vos écrits les plus célèbres ... Car même si Billie a quelque chose d'attachant (si si je vous assure), le niveau est au ras des pâquerettes (celles que le petit âne de la couverture a du manger d'ailleurs).

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Julie 12/02/2014 23:08

Tu as parfaitement résumé mon avis sur cette immense déception, très très loin du merveilleux "Ensemble c'est tout". C'était plat, sans rebondissement, et surtout mal écrit...
Une déception :(