Arrête, arrête - Serge Bramly

Publié le 31 Octobre 2013

Arrête, arrête - Serge Bramly

Douzième lecture de cette rentrée littéraire, objectif 2% atteint (visons le 3 à présent!), mais en plus de s'inscrire dans le Challenge 1%, cette lecture s'inscrit dans les Matchs de la rentrée littéraire 2013 de Priceminister .

En avant pour la quatrième de couverture:

"À quelques mois de la fin de sa peine, un condamné coupe son bracelet électronique et se retrouve en cavale. Il rend une visite furtive à sa fille, lui dit au revoir, lui emprunte sa voiture et roule vers Paris. Est-il devenu fou ? Veut-il se suicider ? Prépare-t-il un coup ? Il remonte à pied les Champs-Élysées, se met à l abri sous un porche pendant une averse, croise le regard d une femme troublante. Puis il se réfugie dans une boîte échangiste où, jadis, il avait des intérêts. Dans la pénombre rassurante, il va se mettre en quête d une arme et croiser le regard d une femme. Celle des Champs-Élysées ? Il en est certain, mais elle lui jure qu il y a méprise. Cela ne va pas les empêcher de s aimer."

Le plus dur dans ce bouquin? Sans hésiter quand ça "s'arrête".

Ce court roman, malgré son faible volume aborde énormément de thèmes. Avant tout, il parle d'amour:

  • amour filial
  • amour fraternel
  • amour propre
  • amour charnel
  • amour de la vie
  • amour des belles choses
  • amour ....

Mais ce roman pose aussi subtilement la question du pardon, du sens que chacun donne à la vie (dans quelle mesure vaut-elle la peine d'être vécue et à quelles conditions?), des relations humaines, de l'argent.

Beaucoup de thèmes abordés autour de la fuite d'un homme? Oui , en effet, mais tous ces thèmes donnent à ce roman un rythme haletant nous faisant passer du suspens à l'émotion en adoucissant le tout au moyen d'extraits de poésie classique, citant sans détour de grands noms tels que Malarmé, Verlaine, ou encore Baudelaire.

Trop court, beaucoup trop court, mais aussi court que la fuite de l'homme, plus aurait été du remplissage de pages et aurait sans doute cassé cette impression de condensés de messages et de réflexions.

Cette écriture se distingue également par un dosage subtil de descriptions. Elles sont présentes mais pas envahissantes, juste assez que pour se faire le film de l'action, juste assez que pour ne pas remplir quelques lignes au détriment de l'histoire (notons par exemple que l'essentiel de l'intrigue se passe dans un bar échangiste sans pour autant verser dans le voyeurisme et le glauque, une pudeur sans détour sert réellement le roman).

Vraiment un très bon moment que celui passé avec ce "petit mais très grand" roman entre les mains, une toute petite pépite au milieu de gros volume, il serait vraiment dommage de passer à côté de cet ouvrage de Bramly.

Et puisque Priceminister nous demande de noter l'ouvrage sur 20, sans hésiter, un très bon 17 ... mais vraiment sans hésiter , avec une furieuse envie de me plonger dans d'autres ouvrages de l'auteur.

Rédigé par sophie

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paikanne 31/10/2013 14:18

Quel (bel) enthousiasme :-)

krol 31/10/2013 10:34

J'ai lu ton article en diagonale parce que je vais le lire dans... peu de temps, juste après Claudie Gallay que tu n'as pas aimé... et que j'ai aimé...

sophie 31/10/2013 13:19

:)

Yv 31/10/2013 08:33

Lu et apprécié également, beaucoup de thèmes en un si petit roman. L'avantage c'est qu'on peut le relire facilement

Lafée 31/10/2013 08:19

voilà qui donne furieusement envie :-)

sophie 31/10/2013 08:45

oui enfin en même temps t'as pas eu besoin de moi pour avoir envie de le lire ;)